Big Data et automobile

L'usine digitaleDeux applications de l’exploitation des données massives (big data) dans le monde automobile rapportée par le magazine L’USINE digitale :

  • BMW soigne ses voitures au big data
  • PSA veut valoriser le Big Data de ses voitures connectées

BMW

Le constructeur automobile allemand BMW veut supprimer ou au moins réduire les rappels de voitures pour cause de défauts non détectés grâce à l’analyse prédictive de la masse de données collectées.

>Lire l’article (22 mars 2014)

PSA

Le constructeur automobile PSA vise l’amélioration de la conception et de la qualité des véhicules ainsi que le développement de services personnalisés aux clients.

Le groupe dispose aujourd’hui d’un parc de 1,5 million de voitures connectées. Chacune présente un potentiel de quelques milliers de données issues d’une centaine de capteurs embarqués.

>Lire l’article (26 mars 2014)


industrie 4.0

Qu’est-ce qu’industrie 4.0 ?

L’expression « Industrie 4.0 » désigne la quatrième révolution industrielle, succédant aux trois phases d’évolution majeures qualifiées de révolutions : la mécanisation, l’industrialisation, l’automatisation.


D’autres auteurs mettent en avant trois phases qui se distinguent par :

1. la machine à vapeur, qui permet d’utiliser une énergie non musculaire (humaine ou animale) et qui affranchit l’entrepreneur de s’installer à proximité d’un cours d’eau, l’énergie hydraulique étant la principale source d’énergie « industrielle » jusque-là

2. l’électricité, qui permettra des rendements énergétiques plus importants que la vapeur et ouvre des possibilités d’applications et conversions autres que mécaniques ou thermiques

3. l’automatisation, qui remplace l’humain dans des tâches répétitives, dangereuses et qui symbolise l’effet ciseau des coûts entre les technologies et l’emploi humain

La quatrième révolution est celle des ressources interconnectées et communicantes et de l’analyse des données. Industrie 4.0 est une révolution technologique par laquelle Internet est appelé à remplacer les bus industriels pour interconnecter les machines et équipements.

Les objets communiquants (Internet des objets), en l’occurrence des ébauches de pièces ou de la matière première (smart materials) vont dialoguer avec les machines et leur indiquer quelles transformations, traitements ou tests ils doivent subir.

Les machines du processus de production ne sont plus pilotées à partir d’une centralisation (supervision ou simplement planning de production), mais seront configurées et pilotées par les objets qui se présentent à elles. Chacun de ces « objets » emportant avec lui les informations le concernant.

Chaque objet est en principe déjà commandé et les informations qu’il véhicule incluent sa destination finale ; dans quel véhicule précisément cette pièce sera montée, quel individu doit le recevoir en livraison, quelle boutique de vente est destinatrice, etc.

La force de ce modèle est de rendre la production unitaire possible à des conditions économiquement viables, ce qui est convergent avec l’idée de « production de masse de produits uniques ».