Pharma 3.0

L’industrie pharmaceutique, longtemps épargnée des bouleversements qui affectaient d’autres secteurs d’activité plus exposés à l’hyperconcurrence et aux effets de la globalisation, se trouve à son tour obligée de revoir ses business models, son approche de la productivité, ses modes de distribution et sa communication / interaction avec le public.


Pharma 1,2, 3.0

Selon une étude du cabinet Ernst & Young, le modèle dit Pharma 1.0 correspond au modèle d’intégration verticale centré sur les blockbusters, les médicaments vedettes à grosses ventes et gros revenus.

Le modèle Pharma 2.0 est celui des laboratoires qui ont diversifié leur portefeuille d’activités en incorporant les médicaments génériques, les vaccins, des produits destinés à la santé animale, etc. et étendu leurs marchés aux pays émergents. Pharma 2.0 porte également des changements concernant la productivité et la performance financière au travers notamment de réorientations ou focalisations sur la « recherche de thérapies plus ciblées, la mise en place d’unités de R&D plus autonomes et plus souples, le développement de partenariats avec des sociétés de biotechnologie et des universités et l’externalisation de nombreuses fonctions ».

Alors même que les laboratoires pharmaceutiques continuent à mettre en œuvre des stratégies pour rester dans la course du modèle Pharma 2.0, leurs efforts pourraient bien être dépassés par un écosystème Pharma 3.0, où évoluent aux côtés des entreprises pharmaceutiques, des sociétés venant d’autres secteurs et des consommateurs de plus en plus avisés.
Source: http://www.ey.com/FR/fr/Industries/Life-Sciences/Progressions—Pharma-3

Pharma 3.0 (terminologie introduite par Ernst & Young) est une orientation stratégique pour les acteurs du secteur qui :

  • se focalise sur les patients, les consommateurs
  • engage des partenariats avec des acteurs non traditionnels du secteur
  • prend en compte les technologies et potentialités des applications mobiles

Pharma 3.0 n’est plus une affaire de seuls « pharmaciens » traditionnels car le public devient une partie prenante active au travers des réseaux sociaux, plus exigeante du fait de sa meilleure information et du sens critique partagé sur les réseaux.

Les autorités de tutelle, les sociétés d’assurance (mutuelles par exemple) ou les organismes tels que la sécurité sociale en France ont un regard plus critique sur les promesses des solutions proposées et sur le rapport bénéfice/coût. Ceci du fait des impératifs économiques mais également sous la pression sociétale.

De nouveaux acteurs du monde technologique tendent à proposer des solutions santé telles que le monitoring, la surveillance de paramètres à l’aide d’objets connectés ou l’exploitation des big data obligent les acteurs traditionnels du secteur pharma à revoir leur business model à nouveau.

Source: EY

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