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Les méthodologies à l’épreuve de la quatrième révolution industrielle – Partie 5

Conclusion

Lean, Six Sigma ou la Théorie des Contraintes devraient toutes survivre la quatrième révolution industrielle, voire même y trouver une nouvelle jeunesse dans des cas d’applications nouveaux, différents et pour certains inédits.

Lean et Théorie des Contraintes devraient démontrer leur robustesse et leur aspect universel en s’appliquant naturellement, sans nécessité de révision ou réforme.

Je suis plus septique quant à Six Sigma. Je ne doute pas que cette méthodologie trouvera ses propres cas d’application et démontrera sa pertinence dans un environnement plus cybernétique, mais la masse de données produites et leur nature amènera à reconsidérer leur analyse et les outils pour les exploiter.

D’autant que les promesses des techniques autour du Big Data et du High Performance Computing mettront à disposition – dans un futur (très) proche – des outils et approches nouvelles.

Plutôt que d’appliquer les techniques statistiques à quelques paramètres critiques, c’est une approche holistique, globale, considérant de nombreux paramètres sous forme de scénarios qui devrait émerger.

Par ailleurs, tout le côté mathématique, science dure de Six Sigma peut être transféré aux machines et processus de contrôle, ce qui pose la question du besoin d’experts.

J’émets donc l’hypothèse de la survie de Six Sigma mais au prix d’une adaptation qui devrait être épargnées aux deux autres méthodologies.


Le terme conclusion, portant sur une réflexion prospective d’un futur potentiel à un horizon éloigné de 10 à 20 ans, ne peut être compris comme un avis définitif. C’est bien davantage une synthèse susceptible d’évoluer en fonction des développements, tant techniques que conceptuels.


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