Le Manufacturing à l’aube d’une ère nouvelle

Selon l’étude de notre confrère CapGemini Consulting et deux ans après la précédente étude “Are Manufacturing Companies Ready to Go Digital?” (2012) à propos des progrès de la transformation digitale des entreprises manufacturières, la position des entreprises a changé radicalement, passant de l’ignorance et du déni de l’impact des technologies digitales à la reconnaissance de la nécessité de digitaliser.

La transformation digitale est désormais vue comme essentielle pour assurer une compétitivité durable et un levier de croissance à moyen et long terme.

A l’origine de ce revirement, les premiers succès des pionniers qui leurs confèrent des avantages substantiels, de nature à remettre en question les paramètres traditionnels au sein des secteurs, ainsi que la diffusion de travaux d’associations professionnelles et think tank à propos de la prochaine révolution industrielle (industrie 4.0 ou smart manufacturing).

Malgré ce revirement d’opinion, la maturité digitale dans les entreprises manufacturières reste très faible.

Sur une échelle de 1 à 7, représentant respectivement une maturité très faible à très forte, l’industrie manufacturière ne dépasse guère la note de 3 sur les neuf axes étudiés, sauf pour l’excellence opérationnelle.

Le rapport de 32 pages au format PDF est disponible en ligne : http://www.de.capgemini-consulting.com/resource-file-access/resource/pdf/digitizing-manufacturing_0.pdf
Adaptation et traduction, Christian HOHMANN

Le premier livre pour enfant où l’histoire s’imprime en 3D

LEO the Maker Prince est un robot-imprimante 3D, capable de marcher et de parler. Au travers de ses aventures, le livre explique aux plus petits la manière dont sont fabriqués les objets du quotidien.

Des liens vers les personnages et les objets du livre sont mis à disposition afin de les télécharger et les imprimer en 3D à la maison, une manière ludique d’apprendre la fabrication numérique à ses enfants !

>Lire l’article (en français) sur le site http://www.3dnatives.com/

Nous savons que les imprimantes 3D feront partie de notre vie quotidienne, mais nous ne savons pas encore exactement quand.

L’Europe finance une imprimante 3D alimentaire à destination des personnes âgées

Une étude a récemment montré qu’une personne sur cinq au delà de 50 ans était atteinte de dysphagie, c’est à dire de troubles de la déglutition lors d’un repas. Ces troubles peuvent avoir des conséquences graves comme des insuffisances respiratoires. Dans les maisons de retraite, ce problème atteindrait même 60% des résidents. C’est pour lutter contre ce phénomène que le projet PERFORMANCE a été lancé en 2012. Parmi les différentes recherches, on retrouve le développement d’une imprimante 3D alimentaire capable de produire des plats spécifiques pour les maisons de retraite.

>lire l’article sur le site http://www.3dnatives.com/

Matériau antibactérien activée par la lumière

Lu sur le site de R&D mag : la première surface antimicrobienne activée par la lumière fonctionnelle également dans l’obscurité.

Des chercheurs de l’University College de Londres ont mis au point un nouveau matériau antibactérien aux propriétés très intéressantes pour lutter contre les infections nosocomiales. Il combine deux colorants avec des nanoparticules d’or, fatal aux bactéries lorsqu’il est activé par la lumière, même sous un éclairage ambiant faible. Ses propriétés antibactériennes demeurent impressionnantes dans l’obscurité totale.

>Lire l’article (en anglais)

Le premier crâne imprimé en 3D implanté sur une patiente

Une patiente atteinte d’une maladie rare, ayant pour conséquence un épaississement de sa boîte crânienne causant une trop forte pression sur le cerveau, s’est vu implanter une boite crânienne imprimée en 3D.

>Lire l’article original

source : http://www.3dnatives.com/crane-imprime-3d/

Les cinq niveaux d’engagements selon BlessingWhite

BlessingwhiteLe modèle de BlessingWhite rappelle de prime abord la sociodynamique des groupes. Mais si celle-ci raisonne en jeux de pouvoir, le premier raisonne en bénéfices pour chaque partie, un axe symbolisant le succès de l’entreprise au travers de l’atteinte des objectifs, l’autre axe symbolisant la satisfaction personnelle des employés.

Le modèle en X considère cinq niveaux d’engagement en fonction de leur positionnement respectifs sur les axes entreprise / personnel.

>Voir la vidéo

Les Engagés : Contributeurs heureux

Ces employés sont au maximum sur les deux axes, à la fois en termes de satisfaction personnelle et de contribution aux objectifs de l’entreprise.

Leur implication et efforts sont visibles. Ils sont peu sensibles aux sollicitations de recruteurs. Leurs entreprises doivent veiller à conserver leur engagement, faute de quoi ils peuvent basculer dans l’un des trois segments adjacents avec des conséquences négatives sur les résultats de l’entreprise et le moral des autres employés

Presqu’Engagés : contribution moyenne à haute et satisfaction personnelle

Ce segment regroupe les employés dits “high performers” (efficaces, voire efficients) qui trouvent une satisfaction raisonnable dans leur travail. Ils ne vivent pas de grands moments en permanence mais en ont expérimenté. Les entreprises devraient investir sur ces ressources pour leur haute employabilité et leur sensibilité aux offres concurrentes. Il manque peu pour les amener vers l’engagement et profiter pleinement de leurs contributions

Honeymooners & Hamsters : Haute satisfaction personnelle mais faible contribution

Les Honeymooners (lit. en lune de miel) sont les nouveaux arrivants dans l’entreprise ou viennent d’endosser leur nouveau rôle et en sont heureux. Il leur faut trouver leurs marques et comprendre comment contribuer plus intensément. Il est donc prioritaire pour l’entreprise de les amener à cela.

Les Hamsters peuvent être de gros travailleurs mais ressemblent plus aux rongeurs dans la roue, investissant une énergie qui peut être considérable à des tâches non essentielles et peu contributives. Parmi eux, certains ont trouvé leur coin tranquille (autre métaphore du hamster, celui qui dort dans sa paille confortable). Si l’entreprise les tolère, elle risque de fâcher d’autres employés qui doivent travailler davantage pour compenser le déficit de contribution.

Crash & Burners : Haute contribution mais faible satisfaction

Plein de désillusions et potentiellement épuisés, ces employés sont de gros travailleurs qui n’atteignent pas leurs propres objectifs de succès personnel et de satisfaction. Ils peuvent se montrer ouvertement critiques envers les responsables qui prennent – selon eux – de mauvaises décisions ou envers des collègues qu’ils estiment ne pas en faire suffisamment. Ils peuvent quitter ou lever le pied et se laisser glisser vers le désengagement. Lorsqu’ils le font, ils contaminent ou entrainent souvent leurs plus proches collègues.

Les Désengagés : faible contribution et faible satisfaction

La plupart des désengagés ne l’étaient pas dès le départ et ils ne sont pas nécessairement perdus. Ils sont déconnectés des priorités de l’entreprise, souvent sous-utilisés et ne trouvent pas / n’obtiennent pas ce qu’ils attendent. Ils sont volontiers sceptiques et peuvent contaminer les collègues par leur négativité. Laissés pour compte, les désengagés empochent leur salaire en se plaignant et en cherchant un autre emploi ailleurs. S’ils ne peuvent être coaches ou ramenés à de plus hauts niveaux d’engagement, leur départ profite à tous, eux-mêmes compris.

Les enseignements des enquêtes quantitatives

L’enquête mise à jour en janvier 2013 porte sur 7.000 individus dans le monde, permettant de vérifier le degré de corrélation selon les zones géographiques et les sexes.

Le détail peut être consulté à cette adresse http://www.blessingwhite.com/EEE__report.asp.

Retenu pour vous :

La rétention des employés (leur intention de rester au service de l’entreprise) est fortement corrélée positivement au degré d’engagement. De ce fait, les employés des catégories Engagés, presqu’Engagés, Honeymooners et Hamsters sont ceux qui entendent rester. Pour autant de nombreux facteurs peuvent influencer leur décision et il ne faut pas « simplement » conclure que les Engagés restent et les désengagés démissionnent.

BlessingWhite synthétise les postures extrêmes de la manière suivante : Les Engagés restent pour ce qu’ils peuvent donner, les désengagés restent pour ce qu’ils peuvent recevoir.


Vidéo


La productivité des activités tertiaires – ranger et arranger

La productivité des activités tertiaires est un thème qui reste souvent délicat pour les entreprises, le travail « de bureau » étant encore considéré incompatible avec la notion de standardisation et lié à la compétence personnelle.

Dans les activités tertiaires, le travail reste moins prescrit que le travail industriel, parce que plus varié et plus variable. Les « employés de bureau » sont recrutés en tant que professionnels autonomes et moins en tant qu’exécutants spécialisés.

La liberté parfois très significative d’organiser son propre travail ainsi que l’univers dans lequel il s’exécute (le bureau, les meubles, les classeurs et dossiers, l’ordinateur et les fichiers…) fait du bureau un espace quasi-privatif, imperméables à la standardisation, souvent rétif aux procédures et modes opératoires.

Or tout le monde n’est pas capable de spontanément s’organiser de manière rationnelle et d’exécuter ses tâches de manière efficiente. Ce qui semble logique ou préférable aux acteurs ne l’est pas toujours pour l’activité.

Il est courant que plusieurs personnes affectées aux mêmes missions et tâches les abordent de manière totalement différente. Ces différences peuvent devenir sensibles au point que certains clients exigent d’être mis en relation avec X et surtout plus avec Y !

En cas d’absence de l’une d’elles, les autres peuvent théoriquement reprendre le poste, mais les différences d’organisation sont autant de handicaps pour éviter les erreurs, répondre rapidement à un client en difficulté ou assurer la continuité d’un service.

Quelques règles issues d’une approche méthodologique pour assurer l’ordre, le rangement et la propreté, permettent de simplifier, mettre en commun et partager à la fois l’espace et les ressources et de travailler plus rationnellement, en économisant son énergie.

Avant tout il convient de libérer l’espace physique et virtuel de documents et données, fichiers qui encombrent les systèmes, supprimer les documents et données inutiles et obsolètes afin d’éviter les erreurs et les recherches inutiles.

Il est parfois étonnant de voir des calendriers cartonnés datant de plusieurs années toujours dans un coin, des annuaires ou catalogues hors d’âge sur des étagères.

Ensuite ranger les documents ainsi que les données utiles avec bon sens, selon des règles définies en commun. Ceci favorise leur partage et leur consultation rapide et intuitive. C’est particulièrement utile en cas de remplacement entre collègues.

Tout le monde fonctionnant selon les mêmes règles, la prise temporaire d’un autre poste ne peut être que facilitée.

Ne conserver que des documents actifs et des données vivantes à « portée de main », archiver et « éloigner » ceux qui ne servent qu’occasionnellement.

« Nettoyer » fréquemment les contenus des dossiers, qu’ils soient papier ou électroniques. Archiver et éloigner ce qui mérite d’être conservé et détruire le reste. Au-delà du nettoyage, chercher à éliminer les sources de pollution, tels que les courriers indésirables, les copies multiples, etc.

S’astreindre à « auditer » périodiquement les systèmes pour vérifier l’application des règles, en mesurer la performance (temps de réponse, nombre de doublons…) et faire évoluer les pratiques en fonction des progrès obtenus.

Un test simple est de soumettre un collègue à la recherche d’une information ou d’un document. La réponse ne devrait pas prendre plus d’une minute à être donnée pour ce qui relève des opérations courantes. Imaginez un client en difficulté qui attend une réponse très rapide. Il saura gré de la célérité avec laquelle une réponse pertinente lui aura été fournie.

L’ordinateur qui range, trie et ordonne, s’accommode particulièrement bien des principes d’ordre et de rangement. Il s’accommode malheureusement aussi de la présence de données inutiles, obsolètes, incomplètes, corrompues, etc.

S’il sait trier des masses de données en fonction de multiples critères, l’ordinateur est incapable de statuer sur leur pertinence, leur validité et leur utilité. Le nettoyage et la maintenance des contenus restent donc des opérations essentiellement humaines.

Finalement, voici une astuce de management visuel particulièrement adaptée aux dossiers ou classeurs partagés.


Christian HOHMANN est directeur au sein du cabinet ANEO et auteur du Guide pratique des 5S et du management visuel


Qu’est-ce qu’un gemba walk ?

Gemba walk est une expression formée du mot japonais « Gemba » qui désigne « le lieu où cela se passe » et du mot anglais « walk » qui signifie marche. Un gemba walk est un « tour de terrain » durant lequel un responsable se rend littéralement « là où cela se passe » pour se rendre compte in situ de la situation réelle.

Le gemba walk est un exercice recommandé aux responsables pour conserver un contact avec le terrain et la réalité.

Par exemple, visiter un entrepôt frigorifique à 5:30 un matin d’hiver pour se rendre compte des conditions de travail ; éclairage, température, courants d’air, bruit, intensité de l’activité, etc. pour se faire une idée par soi-même sur les raisons des démissions successives ou des réclamations clients quant aux erreurs lors des préparations de commandes.

Le gemba walk évite de raisonner sur des hypothèses et des croyances, avec des biais et l’ignorance de faits réels ainsi que du contexte dans lequel un travail ou une prestation s’exécute.

Pour un responsable, le gemba walk permet également de visiter les opérations de manière critique, telle que le ferait un auditeur qualité, un auditeur pour le compte d’un organisme d’habilitation ou un auditeur mandaté par un client pour qualifier un fournisseur.

Durant son tour de terrain, le responsable doit se poser la question si ce que l’on voit reflète le discours. Autrement dit, tous les engagements et toutes les promesses se voient-elles matérialisées sur le terrain ?

Lorsque la charte qualité assure que le plus grand soin est porté à la préservation des matières et à l’exécution des tâches, est-ce indiscutablement le cas ou peut-on voir des caisses mal empilées, des boites éventrées, des pièces et composants à terre ou encore des postes sales et encombrés ?

Le discours sur la ressource humaine considérée comme la plus précieuse de l’entreprise se reflète-t-il dans les conditions de travail ?

Si la réalité dément le discours, un auditeur ne manquera pas d’interpréter ces déviations comme autant de signaux d’alerte sur la crédibilité des engagements.

Un gemba walk doit être l’opportunité de détecter des améliorations potentielles, de comprendre les raisons des déviations et d’y remédier, tout comme se réjouir de ce qui fonctionne de manière nominale.

Un gemba walk permet de montrer l’intérêt qu’un responsable porte aux opérations et tâches les plus humbles, et se faisant, le respect qu’il démontre à celles et ceux qui les exécutent.


Christian HOHMANN est directeur au sein du cabinet ANEO et l’auteur de Lean Management


Exosquelettes: mi-humains, mi-robots

En zoologie, un exosquelette désigne l’enveloppe externe d’un animal, comme les crustacés, mollusques ou insectes qui forme un squelette externe par opposition au squelette interne des vertébrés.

Ce même terme est repris en robotique pour désigner un ensemble biomécanique motorisés qui soutient le corps de l’extérieur.

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