Big Data et automobile

L'usine digitaleDeux applications de l’exploitation des données massives (big data) dans le monde automobile rapportée par le magazine L’USINE digitale :

  • BMW soigne ses voitures au big data
  • PSA veut valoriser le Big Data de ses voitures connectées

BMW

Le constructeur automobile allemand BMW veut supprimer ou au moins réduire les rappels de voitures pour cause de défauts non détectés grâce à l’analyse prédictive de la masse de données collectées.

>Lire l’article (22 mars 2014)

PSA

Le constructeur automobile PSA vise l’amélioration de la conception et de la qualité des véhicules ainsi que le développement de services personnalisés aux clients.

Le groupe dispose aujourd’hui d’un parc de 1,5 million de voitures connectées. Chacune présente un potentiel de quelques milliers de données issues d’une centaine de capteurs embarqués.

>Lire l’article (26 mars 2014)


Les cinq degrés de l’open innovation

Les cinq degrés de l’open innovation

Les cinq degrés de l’open innovation

Le site Entreprise Globale propose un article sur l’open innovation (mode d’innovation basé sur le partage, la coopération) qui est construit sur cinq niveaux s’ouvrant en cercles concentriques vers l’extérieur de l’entreprise :

  1. Collaborations en matière de recherche et développement (R&D
  2. Participation de tous les employés au processus d’innovation
  3. Implications des clients
  4. Innovation basée sur les communautés
  5. Crowdsourcing (littéralement l’appel à la foule)

et appelle à penser écosystème, plutôt que produit/service.

Qu’est-ce que le coaching opérationnel ?

Suite à des formations ou des missions conseil, les clients se voient proposé du coaching opérationnel pour certains responsables, mais qu’est au juste le coaching opérationnel ?

Christian HOHMANN

Pour répondre à cette question, nous interrogeons Christian HOHMANN, référent Lean au sein du cabinet ANEO et auteur de plusieurs ouvrages traitant des thématiques de l’excellence opérationnelle.


Business Performance : Qu’est-ce que le coaching opérationnel ?

Christian HOHMANN : De manière générale, le coaching désigne un accompagnement qui a pour objectif le développement des aptitudes, l’amélioration de l’efficacité, l’adaptation à une situation nouvelle, l’aide à la décision ou à gérer des difficultés. Le coaching opérationnel porte sur des compétences généralement autres que des connaissances techniques. Il vise plus particulièrement les « savoir faire face » et « savoir-être » des encadrants et managers.

BP : pourquoi celui-ci est-il proposé après une intervention ?

CH : A l’issue d’une formation ou d’un « chantier », c’est essentiellement un savoir méthodologique qui a été transmis, le savoir-faire s’acquiert ensuite en situation. Les formations sont généralement demandées en format court, sur quelques jours. Un chantier est également un évènement restreint en durée, de l’ordre de la semaine mais souvent réduit à moins à la demande des clients.

Durant des sessions aussi courtes, la priorité est donnée à l’apport et à l’application de techniques et méthodologies, c’est-à-dire prioritairement au fond et assez peu à la forme.

Le coaching opérationnel qui est proposé en complément est destiné aux responsables, managers et encadrants et se focalise plus spécifiquement sur leurs problèmes et besoins.

Le coaching opérationnel vise le développement de l’autonomie et non la reproduction de modèles, c’est donc un accompagnement personnalisé.

BP : Qui sont les coaches et que font-ils ?

CH : Le coach est une personne expérimentée, qui sait gérer des situations demandant des décisions rapides et pertinentes face à des situations imprévues et inédites. Il va apporter son soutien aux responsables concernés en exploitant l’opportunité d’apprentissage de telles situations. Le coach « fait avec » son coaché et non pas à sa place.

L’intérêt du coaching opérationnel, outre d’apporter un soutien méthodologique in-situ, d’analyse ou de conseil, est d’apporter un point de vue différent sur les situations réelles qui se présentent. Le coach conserve généralement plus de recul et une vision plus large que le coaché.

Dans les situations d’urgence, les risques d’oublis sont multipliés. Le recul du coach lui permet les rappels et mises en garde aux personnels qu’il accompagne.

En outre, l’expérience accumulée dans de nombreux secteurs d’activité enrichit la réflexion, la pratique, voire les manières de faire des bénéficiaires.

Le coaching facilite les adaptations aux changements et aléas qui ne manquent pas de survenir et ce faisant, développe les savoir-faire, le savoir être, etc.

BP : Les entreprises investissent-elles dans ce type de coaching ?

CH : Oui, de manière croissante. L’accompagnement personnalisé a longtemps été réservé aux dirigeants ou aux responsables de grades élevés, mais divers changements incitent les entreprises à reconsidérer les besoins d’accompagnement pour les encadrants opérationnels :

  • Les clivages entre générations et les difficultés à intéresser et à fidéliser les nouveaux arrivants
  • La culture et le fonctionnement en réseau des personnels les plus jeunes
  • La fin de la légitimité du chef par sa seule expertise technique
  • Les besoins de leadership à la place de compétences de commandement

BP : combien de temps faut-il pour un coaching pertinent ?

CH : c’est très dépendant des conditions initiales telle que l’expérience professionnelle et la maturité du coaché, la complexité des situations à gérer ou encore la réactivité nécessaire. Ceci s’apprécie en commun avec l’entreprise, l’intéressé et le coach. La recommandation générale est de laisser suffisamment d’opportunités d’apprentissage – donc des problèmes à résoudre ou des situations auxquelles il faut faire face – pour que l’accompagnement ait un sens.

BP : quels sont les risques à ne pas accompagner dans la durée ?

CH : J’ai coutume de rappeler qu’Un bon livre de cuisine ne suffit pas à faire un chef, une formation ne suffit pas à faire un bon praticien. La mise en pratique autonome de méthodes ou d’outils peut être plus délicate que l’aisance d’un formateur aguerri ne laissait prévoir.

Se priver de cet accompagnement personnalisé, c’est laisser l’encadrant s’engager seul sur le chemin de l’apprentissage et lui laisser l’opportunité de prendre de mauvaises décisions, de faire des erreurs, aux conséquences parfois irréversibles.

Face à de nouvelles méthodes, de nouvelles organisations ou de nouvelles manières de procéder, les praticiens expérimentés sont souvent plus pragmatiques que les autres, les réponses qu’ils apportent aux problèmes plus complètes et plus robustes. Ceci sans priver les coachés d’expérimenter par eux-mêmes.


Christian HOHMANN est directeur au sein du cabinet ANEO


Invitation au salon big data Paris 2014

Données de masse, Etude à vitesse grand V, Pétrole du 21ème siècle, Matières premières de demain, Analyse prédictive, Volume, Variété, Vélocité …

Ces termes ne vous évoquent peut-être rien, il s’agit pourtant du sujet de l’année : Big Data

ANEO, cabinet de conseil accompagnant ses clients sur l’efficacité opérationnelle, l’organisation, l’innovation et la transformation digitale des entreprises depuis plus de 10 ans, continue d’investir sur le secteur du Big Data depuis plus d’un an et animera un stand dans le salon du Big Data à Paris les 1er et 2 avril prochains.

Pour en savoir un peu plus et prendre pleinement conscience de ce nouveau phénomène, ANEO vous invite à venir nous rejoindre sur notre stand en imprimant gratuitement votre passe d’entrée via ce lien: http://www.bigdataparis.com/fr-invitation.php?id=886

Créez, imprimez, achetez

YrStore

Un pop-up store (magasin éphémère) permet aux clients de créer leurs propres motifs, couleurs, etc. avant de les imprimer en direct dans le magasin. Le magasin veut proposer une vision totalement différente de l’habillement en créant autant de produits originaux que de clients. Au-delà de l’expérience du YrStore, c’est l’engagement du client qui se développe aujourd’hui qui veut et peut produire lui-même ses biens de consommation. Source : maddyness.com

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Semelles orthopédiques imprimées en 3D

Kegan Schouwenburg

Kegan Schouwenburg

Les techniques d’impression 3D vont probablement révolutionner la fabrication des semelles orthopédiques. La société américaine Sols (soles en anglais = semelles), fondée par Kegan Schouwenburg propose des semelles orthopédiques fines imprimées en nylon, lavables, en différentes couleurs.

Après un scan des pieds, un modèle de semelles correctrices est créé, puis imprimé en 3D.

Crédit images: sols.co


Imprimer ses semelles chez soi ?

Au train où vont les choses en matière d’impression 3D, il n’est pas exclu que l’on puisse à terme imprimer ses propres semelles orthopédiques chez soi. La création du fichier numérique du modèle restera l’affaire du spécialiste, mais l’impression pourra être personnelle.

L’intérêt est de réduire les coûts par unité et de pouvoir disposer de semelles s’ajustant dans différents types de chaussures, en restant discrètes ou au contraire en devenant un accessoire visible (couleurs, motifs..). C’est d’ailleurs un des arguments mis en avant par sols.co


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Pourquoi s’intéresser au thème usine du futur ?

Administrateur ANEO : Pourquoi s’intéresser au thème usine du futur, pensez-vous que les usines ont encore un avenir en Europe ?

C.Hohmann

Christian HOHMANN : Oui bien sûr. Le besoin de produits tangibles subsistera, même dans un monde dématérialisé et dans lequel les services sont hautement valorisés. Il faudra bien continuer à les produire.

On ne peut pas non plus raisonnablement tout produire à l’autre bout du monde. Les délocalisations des industries fortement consommatrices de main d’œuvre ont montré un certain nombre d’inconvénients tels qu’une moindre maitrise des opérations, des délais et de la qualité parfois, ainsi que des difficultés liées aux contraintes réglementaires, douanières ou environnementales.

Les délocalisations ont été des opportunités saisies « toutes choses égales par ailleurs ». Aujourd’hui l’Europe et certains états Européens, ainsi que des industriels se posent la question d’une production industrielle performante et viable, locale, dans un contexte réglementaire, sociétal et technologique qui a évolué.

AA : Quel est l’intérêt d’ANEO de s’intéresser au thème usine du futur ?

CH : l’usine du futur est un thème qui est en lien avec une multitude d’autres, en relation avec les compétences et savoir-faire d’ANEO.

Nous nous devons de rester à la fois à l’écoute des changements en préparation et force de proposition pour les accompagner. L’ambition d’ANEO est d’innover, imaginer, tester et transformer des idées et intuitions d’aujourd’hui en éléments concrets pour demain, ce que rappelle notre devise : « The other solution ».

Par ailleurs, le futur en question n’étant pas défini, pas borné, on peut se livrer à l’analyse prospective des scénarios vraisemblables comme se laisser aller à imaginer de la pure science-fiction !


Christian HOHMANN est directeur au sein du cabinet ANEO


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