Ecrire et dessiner en 3D

3Doodler – crédit photo http://gizmodo.com

Pour imprimer en 3D il faut se procurer ou créer le fichier de modélisation, une aptitude qui n’est pas à la portée de tout le monde, alors que tout le monde sait tenir et utiliser un crayon. Un constat sur lequel comptent les créateurs de 3Doodler en proposant leur crayon.

Le 3Doodler permet des créations à main levée. C’est comme utiliser un pistolet à colle avec deux boutons pour deux vitesses d’extrusion du plastique : rapide pour les aplats, lents pour les créations en 3D.


En savoir plus

https://www.facebook.com/3Doodler
http://www.youtube.com/user/3Doodler/videos
https://www.kickstarter.com/projects/1351910088/3doodler-the-worlds-first-3d-printing-pen
http://gizmodo.com/hands-on-the-3doodler-3d-printing-pen-patience-is-a-vi-1496463299


Créez, imprimez, achetez

YrStore

Un pop-up store (magasin éphémère) permet aux clients de créer leurs propres motifs, couleurs, etc. avant de les imprimer en direct dans le magasin. Le magasin veut proposer une vision totalement différente de l’habillement en créant autant de produits originaux que de clients. Au-delà de l’expérience du YrStore, c’est l’engagement du client qui se développe aujourd’hui qui veut et peut produire lui-même ses biens de consommation. Source : maddyness.com

Build with Chrome

Reconstruisez un monde meilleur, en… Lego !

Google et Lego se sont associés pour proposer Build with Chrome, qui permet de construire  virtuellement n’importe quelle structure et de la déposer n’importe où sur une carte proposée par Google Maps. http://www.buildwithchrome.com/

Pour annoncer cette application le Huffington Post a malicieusement titré Google Gives You All The Joy Of Playing With Legos Without The Foot Pain*, faisant allusion à l’inévitable et atroce douleur lorsque l’on marche sur l’une des innombrables briques éparses sur le sol.

*Google vous offre la joie de jouer aux Lego sans vous faire mal au pied.

Pour Le Monde, c’est le piège que devront éviter les grands enfants qui n’ont pas de temps à perdre au bureau.


20 métiers du futur

Les technologies influencent et vont influencer nos vies et les choix professionnels. Voici 2O métiers du futur.

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Médecine personnalisée, ADN, Cloud et Big Data

Dans cinq ans, les médecins utiliseront systématiquement votre ADN pour vous garder en santé. Le cancer sera traité au niveau de l’ADN, tant pour le patient que la tumeur, à une échelle et à une vitesse jamais encore atteintes. Source : IBM


Pour mieux comprendre comment traiter le cancer de manière ciblée : Thérapies ciblées et prise en charge globale du patient

Interview du Professeur Véronique Trillet Lenoir, Professeur de Cancérologie à l’Université Claude Bernard Lyon 1, Chef du service d’oncologie médicale du Centre hospitalier Lyon Sud aux Hospices Civils de Lyon (HCL).


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Semelles orthopédiques imprimées en 3D

Kegan Schouwenburg

Kegan Schouwenburg

Les techniques d’impression 3D vont probablement révolutionner la fabrication des semelles orthopédiques. La société américaine Sols (soles en anglais = semelles), fondée par Kegan Schouwenburg propose des semelles orthopédiques fines imprimées en nylon, lavables, en différentes couleurs.

Après un scan des pieds, un modèle de semelles correctrices est créé, puis imprimé en 3D.

Crédit images: sols.co


Imprimer ses semelles chez soi ?

Au train où vont les choses en matière d’impression 3D, il n’est pas exclu que l’on puisse à terme imprimer ses propres semelles orthopédiques chez soi. La création du fichier numérique du modèle restera l’affaire du spécialiste, mais l’impression pourra être personnelle.

L’intérêt est de réduire les coûts par unité et de pouvoir disposer de semelles s’ajustant dans différents types de chaussures, en restant discrètes ou au contraire en devenant un accessoire visible (couleurs, motifs..). C’est d’ailleurs un des arguments mis en avant par sols.co


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La famille Ospi guide les patients de l’hôpital

Famille OspiUne famille virtuelle aux personnages inspirés des jeux de cartes des sept familles, la famille Ospi, accueille et guide les patients de l’hôpital Nord-Ouest. (réunion des hôpitaux de de Villefranche et Tarare, la première communauté hospitalière de territoire de la région Rhône-Alpes)

Les sept membres de la famille représentent les grands-parents, les parents et les trois enfants.

Chaque personnage est cliquable, amenant le visiteur à un nouveau choix : des points sur le corps des personnages, figurant les services hospitaliers.

Famille Ospi Ces points sont astucieusement disposés pour que le visiteur fasse intuitivement le lien avec son affection.

Cliquer le nombril de Cathy, la jeune mère propose la gynécologie, alors qu’un clic sur la poitrine de Vincent le jeune père suggère la cardiologie.

Les visiteurs ayant une idée précise du service recherché peuvent cliquer sur le médecin qui proposera une liste.

La charmante famille habite l’adresse : http://www.lhopitalnordouest.fr/famille-ospi/

Hôpital Nord Ouest


La cobotique

La cobotique est un mot-valise, contraction de collaborative robotic (robotique collaborative). C’est un domaine qui se situe à l’intersection des sciences cognitives (description du comportement), de la biomécanique (modélisation du comportement) et de la robotique (production de comportement).

Le cobot se différencie du robot par le fait qu’il est dépourvu d’autonomie et reste dépendant de l’intention, du geste et du comportement de l’utilisateur. Il se retrouve le plus souvent dans les applications industrielles comme réponse aux tâches difficiles et pénibles.

Hercule l'exosquelette

Hercule l’exosquelette (crédit photo – DGA/COMM – Paco Ben Amar)

La robotique collaborative, c’est permettre à l’homme et au robot de collaborer dans le même environnement, sans qu’aucun ne se substitue à l’autre, mais en tirant le meilleur de chacun.

Le projet phare de la cobotique est l’exosquelette. Il permettra d’éviter les affres des troubles musculo-squelettiques et de l’augmentation d’endurance à la démultiplication d’efforts, cette technologie laisse augurer des potentialités considérables, transposables à nombre de secteurs.

La cobotique est une des réponses pour rendre nos industries plus compétitives. Le domaine intéresse également la Défense pour réaliser le soldat du futur. En effet le robot collaboratif épaulera le fantassin en opération, protégera le démineur ou assistera le pompier pour le port de tuyaux.


Jérôme BROSSIER est consultant au sein de la practice Solutions et Applications Industrielles d’ANEO


Les robots dans l’appareil productif français

La France est en pointe dans la recherche sur la robotique, mais son industrie dans ce secteur d’avenir reste sous-dimensionnée, comme le met en avant une étude réalisée pour la Direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services (DGCIS) et le Syndicat des entreprises de technologies de production (Symop).

Pourtant la modernisation de notre outil de production passe par la robotique. Certaines filières comme l’aéronautique ont repensé leur fonctionnement industriel, cependant les petits sous-traitants ne suivent pas. Sur ce point les ETI allemandes toujours tournées vers l’innovation et les PME/PMI italiennes qui grâce à leur organisation en district sont très nettement en avance.

C’est pourquoi le ministère du redressement productif a annoncé en mars 2013 un plan national pour la robotique : France Robots Initiatives . Au menu de ce plan annoncé : la création d’un fonds de capital-risque dédié à la robotique de services et celle d’un programme d’aide à la robotisation ayant pour objectif d’équiper 250 PME.

La France se fixe pour objectif de compter parmi les leaders de la robotique et de développer une offre mondiale dans la robotique de service, dans la cobotique et dans les machines intelligentes. Ce plan a le mérite de montrer une volonté gouvernementale mais fait-il le poids face aux plans robotiques de Taïwan, de la Corée ou des Etats-Unis ? En effet, concernant les derniers, Barack Obama a annoncé sa révolution robotique dès 2011. M. Obama a annoncé une initiative de 70 millions de dollars ayant pour objectif « d’accélérer le développement et l’utilisation des robots aux Etats-Unis aux côtés, ou en collaboration avec les travailleurs.»

Malgré les 100 millions d’euros mobilisés par l’Etat et compte tenu de notre retard, la France pourra tout au plus revenir au niveau des leaders européens. Aussi, dans un contexte de maîtrise des dépenses publiques, des choix douloureux seront fait et faute d’argent frais, la France n’aura pas les moyens de ses ambitions. On pourrait toutefois imaginer notre révolution robotique à l’échelle européenne. Cependant, la difficulté de nos instances européennes de faire une Europe de la défense ou de s’entendre sur une harmonisation fiscale ne laisse présager rien de bon quant à l’idée d’une stratégie industrielle commune.


Jérôme BROSSIER est consultant au sein de la practice Solutions et Applications Industrielles d’ANEO


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